Projet MILDT

Une imposture contre les addictions

Mardi 24 septembre, un homme alcoolisé est entré dans la cantine du lycée. titubant et sentant l’alcool, il a interpellé les lycéens à la recherche d’une cigarette.

Déambulant de table en table, ce sont des ados inquiets, stupéfaits, faussement hilares et pour la plupart terrorisés qui ont assisté à ce triste spectacle. Un spectacle voulu par le Centre Socioculturel puisque la scène était en fait une imposture et l’alcoolique, un comédien de la troupe La Belle Histoire avec qui le Centre a l’habitude de travailler.

Mais alors pourquoi cette mise en scène?

Pour interpeller les jeunes mais surtout marquer les esprits. Plutôt que de rabâcher et encore rabâcher que les drogues, l’alcool et autres addictions c’est mal, quoi de mieux que les mettre devant le fait accompli.

Et ça marche !

Une fois, le comédien dévoilé et le sujet évoqué, les applaudissements ont résonné dans la cantine comme pour acquiescer le projet. Après l’imposture, les lycéens pouvaient réagir à chaud devant la caméra a aussi permis de savoir un peu plus sur leur rapport aux addictions.

Les addictions, c’est bien de cela que l’on parle. Cette action était le point de départ d’une série de projets sur le thème des addictions. Jusque fin juin, les lycéens ne seront pas seulement spectateurs des différentes actions mais également acteurs en proposant des pistes d’action et de réflexion. Le but : mieux gérer leur addictions et pourquoi pas vaincre certaines d’entre-elles.

Projet MILDT Continue!!! Deuxième phase :

Depuis septembre, le projet de la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie) est en cours au lycée Vauban.

Il y a eu l’imposture, première action de « lancement » qui a véritablement servi de tremplin pour capter l’attention du public lycéen.

L’imposture avait été suivie d’interview et il en ressortaient que les jeunes qui se disaient addictifs à rien avaient comme une révélation lorsqu’on évoquait le portable.

Toujours et tout le temps, les ados vivent littéralement avec leur portable. La deuxième phase du projet de lutte contre les addictions s’est fait avec une classe de seconde. Cap ou pas cap de laisser son portable dans une boîte pendant un jour complet.

Six étudiants sur quatorze se sont prêtés au jeu. Mais comment ont-ils vécu l’expérience? Etonnement, ils sont toujours en vie, car oui on peut vivre sans portable, sans smartphone même (téléphone portable avec des applications telles que Facebook, Twitter …).

Suite à cet exercice, vendredi 17 janvier, les lycéens ont rencontré Stéphane, de la troupe La Belle Histoire, Marie-Claude éducatrice, et Monsieur Descharles, psychologue à la maison des ados. Le but, écrire ensemble la pièce de théâtre qui sera jouée devant les élèves lundi 17 mars sur le thème de l’addiction au portable.

Le 17 au soir, ce sont les parents d’élèves et les professionnels qui seront sensibilisés sous formes d’un temps d’échange aux addictions.

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